JJ & Will sur la route...

San Francisco / Carmel-by-the-sea / Los Osos

Mardi 24 juin
San Francisco / Carmel-by-the-sea / Los Osos

Avant de quitter San Francisco il nous reste une chose indispensable à faire : voir le Golden Gate d’un peu plus près ! Petit-déjeuner pris, valises bouclées, voiture chargée : en route, direction Nord pour un parking le long de la baie qui permet de bien voir le pont nous dit-on. Par un hasard complet nous nous retrouvons soudain dans "Les Rues de San Francisco", les vraies, celles avec des pentes insensées, de véritables montagnes russes. L’expérience est étonnante, au sommet d’une rue nous dominons toute la baie.
Du parking nous voyons effectivement tout le pont. Un vent à décorner les bœufs, nous ne nous attardons pas.

L’autoroute qui mène au sud débute en pleine ville. Nous suivons San José. J’ai dans la tête la chanson de Dione Warwick "Do you know the Way to San José ?" La route est facile, peu de bouchon, nous roulons jusqu’à Monterey puis Carmel-by-the-sea, petite station balnéaire élégante au sud de San Francisco dont le maire à longtemps été Clint Eastwood. Une fois garés, nous descendons vers la mer pour déjeuner. Le temps est un peu gris, de jolies maisons au milieu des pins, une plage de sable blanc, quelques surfeurs mais pas de restaurant. Renseignements pris, les restaurants et les commerces ne sont pas au bord de l’eau comme en bons français nous nous y attendons, mais regroupés sur une seule rue et ce n’est bien évidemment pas celle que nous avons choisie. Nous remontons ce que nous avons descendu...
Un restaurant italien stylé, nous déjeunons dans le jardin d’hiver. Très joli cadre, très bons plats.
L’arrière du restaurant donne sur une cour. Ça rappelle un peu le village St Paul, un enchaînement de cours avec des boutiques. Tout est très feutré, très calme. Sur la rue principale, un magasin de jeans, horriblement cher ; en déco une guitare, Corbier y joue trois accords malgré la radio. Le vendeur nous indique alors une boutique de guitare vintage. Nous nous y rendons en rejoignant la voiture. Est-ce que tout est réellement vintage ? Toujours est-il qu’il y a la quelques belles grattes qui plaisent beaucoup... Dans une boutique de fringues "country" les vendeuses sourient avec bienveillance à Corbier comme si elles avaient reconnu en lui un pape de la country.
Il est temps de reprendre la route ! La route côtière en direction du sud et de Los Osos où nous passerons la nuit : la fameuse "Highway 1". C’est magnifique, nous longeons la plus part du temps une côté déchiquetée et nous nous arrêtons souvent pour prendre des photos. Nous ne voyons pas d’éléphants de mer mais des goélands et des cormorans. Nous traversons la forêt et les campings de Big Sur. Puis de nouveau la côte, sauvage. Sur une aire "point de vue" des touristes nourrissent des écureuils. La vitesse est terriblement limitée sur cette route, en moyenne 30 miles à l’heure, et nous avançons très lentement, mais cela vaut vraiment la peine et nous écoutons les grands succès des Mama’s, c’est de circonstance. En approchant de notre point de chute, le paysage s’assagit. Quelques "villes" apparaissent. Je vois l’heure tourner et j’ai peur que nous n’arrivions qu’après la fermeture de la réception de l’hôtel...
Los Osos n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler une station balnéaire mais l’hôtel est au bord de l’océan, comme convenu. Lorsque nous y arrivons nous trouvons porte close. Un interphone nous permet d’appeler la réception. Une jeune femme qui ne pensait plus nous voir arriver et qui avait déjà plié boutique, arrive et nous explique ce que nous devons savoir sur l’emplacement de notre chambre, à l’étage, auquel on accède par l’escalier sur la droite, le petit déjeuner que nous pourrons prendre à la bicoque en face et nous tend l’enveloppe à notre nom contenant la clef de l’escalier et celle de la chambre. Merci et bonne soirée. Déchargeons les valises et - impression de déjà vu - la clef n’ouvre pas la porte de l’escalier... l’autre clef ? non plus. Peut-être n’est-ce pas le bon escalier, nous n’aurons pas compris. Le tour du bâtiment, pas d’autre escalier. Nous essayons à tour de rôle mais cette satanée porte résiste. Interphone mon ami : l’hôtesse n’est pas loin et redéboule dard-dard dans sa voiture remplis de frères et d’amis et nous ouvre la porte le plus facilement du monde, un poil agacée.
Nous prenons possession de nos appartements : un salon avec une cheminée et deux grandes chambres avec chacune sa salle de bain. Décoration un peu kitch, de gros couvre-lits fleuris, des papiers peints fleuris, des lampes fleuries, des cadres fleuris et des abat-jours plissés, des teintes rose-mauve-pêche... Pas de vue depuis les chambres mais la coursive qui y mène donne sur la baie et sur de grand pins parasols au soleil couchant.
Nous dînons seuls dans un grand restaurant mexicain de soupes et de quelques fajitas. Cette première journée de route à été longue nous sommes épuisés, nous nous couchons tôt.