JJ & Will sur la route...

Rome

février-mars 2008


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L’Académie de France à Rome

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MP3 - 4.6 Mo
La rue du Babouin
Françoise Hardy et Maurane
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De la place d’Espagne à la Villa Borghese

Pas de rendez-vous aux aurores aujourd’hui... Nous avons donc le temps d’une (relative) grasse matinée : lever 8 h 30 ! Cet hôtel est vraiment calme... A part les gens qui partagent notre "appartement", nous n’entendons vraiment aucun bruit. C’est suffisamment rare pour être relevé ! Le temps n’est pas fameux. Il tient beaucoup plus du crachin breton que du soleil méditerranéen. La météo annonçait pourtant des éclaircies aujourd’hui... Optimistes, nous partons du principe que ça va se lever.

Le petit déjeuner avalé, nous partons vers de nouvelles découvertes. Direction le métro et la place d’Espagne. Arrivés sur place, une petite pluie fine mais persistante gâche la perspective de l’escalier et de l’église de la Trinité des Monts, déjà abimée par des échaffaudages. L’obélisque devant l’église est en restauration ! Cet endroit est d’après les guides un des rendez-vous de la jeunesse romaine... Vu l’heure matinale et le temps, il n’y a pour l’instant pas grand monde.

Nous montons l’escalier (offert par Louis XV aux romains pour remplacer une pente abrupte et aussi pour embéter les Espagnols qui viennent d’ouvrir une ambassade auprès du Saint Siège sur la place) et arrivons devant l’église. Très beau panorama sur la ville malgré la pluie. Nous décidons de rejoindre la plazza del Populo par la route du haut. Nous passons devant la villa Médicis, l’académie française des arts à Rome. Les guides précisent qu’on ne peut pas visiter, sauf en cas d’exposition. Quelques personnes attendent devant la porte. Renseignements pris, il y a une visite des jardins organisée à 10h30. Nous prenons donc les billets. La pluie se calme un peu et nous pourrons visiter les jardins sans se faire tremper ! Les jardins sont à l’italienne : ils mettent en valeur le travail de l’homme plus que la nature, nous explique le guide. A la différence des jardins à l’anglaise. Nous allons jusqu’au "studiolo" haut lieu de la peinture "grottesque" (nous apprenons à l’occasion que ça vient du mot "grotte"). Le studiolo est complété par une pièce ornée d’une fresque naturaliste représentant une volière. Notre visite est un peu gâchée par Hector un gamin mal élévé qui pourrit la vie de ses parents (et un peu de la nôtre en l’occurence) et par la carte mémoire de notre appareil photo qui commence à surchauffer... Heureusement, nous en avons une de rechange.

Nous terminons notre visite de la villa par un arrêt au bar histoire de se prendre un espresso. Deux œuvres appartenant à une expo temporaire décorent la terrasse : une cage remplie de plumes blanches et entourée de ventilateurs (il fallait y penser) ainsi qu’un arbre orné de gros cailloux noirs...

Nous reprenons notre périple et décidons d’aller à la villa Borghese. Ce n’est pas très loin et la pluie s’est calmée, bien l’ambiance reste humide. Nous traversons les jardins et marchons une bonne demi heure pour la rejoindre. A l’arrivée : déception ! Pas de place pour visiter avant 15 heures. Il fallait réserver... Soit, nous réservons pour 15 heures. Un peu déçus de ce contre-temps nous décidons de rejoindre la place du peuple pour déjeuner et partons à la recherche d’un bus. Nous le trouvons sur la place du brésil et déjeunons dans un petit resto de la via del Corso.

Re-bus direction la Villa Borghese. L’heure de la visite arrive. Nous patientons quelques minutes sur le perron à écouter la description de la première salle sur notre audioguide. Il est très bavard cet audioguide ! tous les trois mots il y a "extraordinaire", "somptueux", "sublime"... "remarquez de quelle manière l’artiste a rendu l’effet de mouvement"... C’est casse pied surtout qu’il ne s’intéresse qu’à une, voire deux œuvres de la pièce, alors qu’il y a tant d’autres choses à observer. C’est d’ailleurs nous trouvons dommage que systématiquement à Rome les musées soient beaucoup trop chargés. Les pièces sont déjà intéressantes rien que par leur architecture et les fresques ou les bas reliefs qui les décorent. Par la dessus viennent se rajouter quantité de sculptures et de peintures qui ne sont du coup que très partiellement mises en valeur et souvent très mal éclairées. C’est dommage car la collection exposée comporte de très belles pièces du Caravage, de Véronèse, de Raphaël...

On aurait bien pris un verre pour se désaltérer à la fin de la visite, mais il y a vraissemblablement un dîner en préparation pour le soir. Le bar est fermé... Nous rejoignons donc l’arrêt de bus et retournons à la plazza del Populo. Nous nous promenons dans le Trident. Il y a énormément de monde maintenant sur la rue del Corso. C’est une des rues les plus commerçantes de Rome, avec essentiellement des boutiques de vêtements.

Des vendeurs à la sauvette attirent le chaland avec des gadgets bruyants et sans intérêt. Nous tournons à gauche dans la rue Condotti pour retrouver la Place d’Espagne et le métro. La nuit tombe. Il y a beaucoup plus de monde que ce matin. Il n’est plus possible de prendre de photo de la place et nous avons également bien marché aujourd’hui. Retour à l’hôtel pour une heure de repos avant le dîner.

Nous repartons vers 20 heures et décidons d’aller dîner sur le Campo dei Fiori. Encore un bon bout de chemin à pied, par la place de Venise, le Cours Victor Emmanuel II. Visiblement, les Romains sont de sortie en ce samedi soir. A pied, en voiture, en bus... il y a beaucoup de monde dans les rues. Arrivés au Campo dei Fiori, nous choisissons un restaurant au bout de la place et mangeons en terrasse (sous un chauffage, quand même...) une grosse assiette d’antipasti, du poulet à la romaine... et nous regagnons notre hôtel en bus.