JJ & Will sur la route...

Paris / San Francisco

Samedi 21 juin
Paris - San Francisco

Onze heure de vol ! D’une traite. Ça passe finalement bien. JJ n’est malheureusement pas du voyage. Je voyage avec mes parents.
Nous arrivons a San Francisco en fin de journée. Depuis que l’avion a atterri je fredonne dans ma tête : "Si vous allez à San Francisco / Vous y verrez des gens que j’aime bien / Tous les hippies de San Francisco"... Le temps de passer la douane, de tirer quelques dollars et nous sautons dans un taxi. Le chauffeur est glacial : bienvenue a San Francisco !...

Le Château Tivoli B&B où nous allons séjourner est splendide. Une grande demeure victorienne à deux étages, décorée comme un manoir du 19ème siècle. Mais avant de découvrir le lieu il faut que nous y entrions... Comme il est 20h passées il n’y a personne pour nous accueillir. J’ai le code d’une boîte, située sur le montant d’une petite porte, qui libérera une clef permettant d’ouvrir la grille et la porte principale. Tout fonctionne a merveille et donne à ce début de voyage un petit goût d’aventure. Dans le hall, une enveloppe à mon nom ; à l’intérieur les clefs de nos chambres. Un os : l’une des clefs n’ouvre pas la chambre qu’elle est censée ouvrir... Ne pas paniquer, une grande respiration et j’appelle le "manager". Ouf j’arrive a comprendre ce qu’il me dit. Il m’indique où trouver un passe-partout... Les deux chambres communiquent, nous nous arrangeons pour n’avoir qu’une clef à utiliser. Il est 21h, nous sommes épuisés et affamés. Un restaurant, une pizzeria, un fast-food, n’importe quoi pourvu qu’on mange... Le quartier semble désert. Ce sera finalement un Mac Do. Devant un groupe de jeunes blacks, musique RnB à fond. Le MacDo est sur le point de fermer, nous ne pouvons pas manger sur place. Nous emmenons nos victuailles et dînons, épuisés mais ravis d’être là, dans l’immense cuisine du "Château".

Dimanche 22 juin
San Francisco

Au programme du matin : visite d’Alcatraz. Avec le décalage horaire pas besoin de mettre le réveil. Le breakfast est à partir de 9h, Le bateau pour l’île prison part à 9h30, et nous ne savons pas combien de temps nous mettrons pour nous y rendre. Nous décidons de partir tôt pour un petit-déjeuner à la marina. Surprise lorsque nous descendons pour partir la table est mise, Nico, le manager, prépare une quiche. Nous profitons de l’aubaine et partons chercher le bus le ventre plein. Il fait un temps splendide, les rues sont désertes. Nous allons à pied jusqu’à l’hôtel de ville et Van Ess Av. Nous y attrapons le bus avec l’aide d’un couple de vieux syriens émigrés. Le trajet est un peu plus long que ce que je pensais mais nous permet de découvrir la ville et de repérer le magasin de guitare que Corbier souhaitait voir. Au terminus, nous courons presque jusqu’au Pier 41 mais le bateau ne nous a pas attendu. On ne nous pose aucun problème pour changer nos billets pour le suivant, nous sommes sans doute pas les premiers à qui cela arrive. Nous ne pourrons monter a bord qu’après les autres. 15 minutes de traversée. La vue sur la ville et le Golden Gate. Alcatraz nous voici !
A l’arrivée un ranger enthousiaste nous explique les règles de sécurité à observer sur l’île, qui fait partie du parc national du Golden Gate : ne rien toucher, ne rien cueillir, ne pas déranger les animaux, etc. La prison et sa visite avec audio-guide est au sommet. Nous gravissons tranquillement, profitons du paysage. Des goélands couvent ; d’autres surveillent leurs petits, tout gris.
La visite : l’accueil ou les prisonniers retiraient leur linge, la salle douche et les toilettes aux yeux de tous, sans aucune intimité, puis les cellules, 1m50 sur 2 à tout casser, de quoi devenir fou en un minimum de temps, le quartier disciplinaire, la bibliothèque, la salle des repas, les coursives d’où les gardes pouvaient voir chaque recoin. L’audio-guide qui nous mène d’un point a l’autre de manière un peu "anarchique" nous permet d’entendre la voix d’anciens détenus et reconstitue l’ambiance. De plus en plus de monde dans les allées. Après 2h30 sur l’île nous décidons de rejoindre la terre ferme.
Dans un restaurant à côté de l’embarcadère, nous déjeunons de gros sandwiches au poisson, face a la baie et à l’abri du vent.
Pier 39, à la recherche des otaries qui y ont élu domicile. Pas d’otaries en cette saison mais une foule de touristes et de locaux (on est dimanche) qui font les boutiques : souvenirs, bars, attractions pour les enfants... Un éventaire de fruits présente des fraises énormes. Visuellement c’est un peu Disneyland. Ca grouille, ça crie, la musique à fond.
Au bout du port, nous rentrons dans la ville à la recherche de Lombard Street : 8 virages en épingle rendus célèbre par une course poursuite dans Buillit. La rue grimpe sévère, Corbier abandonne et nous attend à la terrasse d’un café. A mi-chemin des gamines d’une dizaine d’années nous interpelle : Hi five ! J’explique à Doune qu’elles veulent qu’on leur en tape 5. Surprenant notre conversation l’une des fillettes est tout fière de nous dire qu’elle aussi parle français. Dans un immense garage aménagé pour l’occasion les parents regardent un match de foot sur un écran géant. Nous arrivons au pied des fameux virages le souffle court. De drôle de cris nous font lever la tête vers un arbres : des perroquets verts en libertés grappillent.
Une ligne de Câble Car passe non loin et devrait nous permettre de rejoindre le Château. A l’arrêt déjà quelques touristes. Nous patientons sagement pendant un bon quart d’heure. Un câble car arrive enfin, bondé. Personne ne descend, personne ne monte. Nous prenons un taxi.
Où dîner ? La maîtresse de maison nous indique un très bon restaurant vers Alamo Square, à deux blocs. Alamo Square est bordé des Painted Laidies : un alignement de maisons victoriennes identiques peinte de couleurs différentes, symbole de la ville au même titre que le Golden Gate. Malheureusement l’alignement est un peu raté, deux des maisons sont en plein ravalement, couverte d’échafaudages. Un vent glacé court les rues. Nous nous réfugions au Seafood Grill, restaurant précédement indiqué. L’ambiance est chaleureuse, la nourriture très bonne. A la carte les "escargots à la bourguignon" nous amusent beaucoup. Doune choisit le rib eye et pensant qu’il s’agit de ribs le commande bien cuit, assez surprise qu’on puisse même poser la question. Déception en voyant arriver ce qui aurait dû être une magnifique entrecôte, carbonisée. Il va falloir travailler le vocabulaire...