JJ & Will sur la route...

Page - Antelope canyon / Monument Valley / Bluff

Lundi 30 juin
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Yahiiiiiii ! A nous les grands espaces ! A nous les décors de western ! Monument Valley, nous voilà ! Enfin pas tout de suite, d’abord grasse mat’ ! C’est vrai quoi, pour une fois qu’on peut, qu’on n’est pas obligé de courir on va en profiter. C’est ce qu’on s’était dit la veille au soir. La visite d’Antelope Canyon n’est prévue qu’à 11h30 et le point de ralliement n’est qu’à quelques mètres de l’hôtel. Rendez-vous à 9h30 pour le petit-dej. Nous voici donc frais et dispo à 9h30 devant la salle à manger... fermée. Pas de petit-déjeuner après 9h, c’est écrit là, sur la porte, et là, sur le papier de bienvenue qu’on vous a donné à votre arrivée !... C’est quand même pas compliqué. On ne rigole pas avec les horaires chez les Navajos. Va falloir trouver de quoi déjeuner, maintenant.

A l’hôtel à côté, des Français nous proposent de partager leur café mais la réceptionniste nous interdit l’accès car nous ne sommes pas client de l’hôtel... Un peu plus loin une sorte de "dinner" : ça fera l’affaire. Nous sommes les seuls clients, la climatisation est un peu trop forte. Dialogue étrange avec la serveuse qui ne semble pas savoir ce qu’est du lait chaud :
moi : est-ce qu’il serait possible d’avoir du lait chaud (hot milk) ?
elle, surprise : du lait chaud (hot milk - prononcez "hau mik") ?...
moi : oui du lait chaud (hot milk) dans une tasse, un mug, un verre...
elle, l’air vraiment ébahi : du lait chaud (hot milk) ???
moi : oui....
elle : ... qu’est-ce que c’est ?
moi : euh... bah c’est du lait (milk) mais chaud (hot) ! Du lait chauffé, du lait chaud !...
elle : oh ! du lait chaud (warm milk) !
moi : yes !
Elle revient quelques minutes plus tard avec un verre de lait chaud.
moi : merci. comment appelez vous ça ?
elle : ça ? bah du lait chaud (hot milk)
Bien, voilà l’affaire du lait chaud réglée. Un conseil, prenez du café, c’est plus simple...
Le bureau de l’Antelope Canyon Tour fait également de la vente de bijoux Navajo et de perles en gros. Des dizaines de colonnes de perles rangées par couleur, comme les M&M’s à New York. A l’heure prévue (on ne rigole pas avec les horaires chez les Navajos) nous embarquons dans une jeep ouverte pouvant contenir 12 personnes. Petit bout de route puis grand bout de piste sableuse, chaotique... nette impression d’être dans une bétaillère centrifugée. Les parcs d’attractions devraient s’en inspirer, ça ferait un malheur... A l’arrivée, une fente dans la paroi rocheuse, notre chauffeuse - chauffarde ? - nous explique comment régler notre appareil photo pour obtenir des couleurs aussi impressionnantes que celles que nous allons voir. Rester groupé. Ne pas gêner les autres groupes pour leurs photos. Et c’est partie pour trois quarts d’heure dans ce boyau de pierre et de lumière où le vent, l’eau, le temps ont sculpté un décor digne des plus belles cathédrales. C’est l’heure où la lumière est la plus belle nous dit-on. Les groupes s’enchaînent, ce lieu magique mériterait vraiment de pouvoir prendre son temps, mais il faut avancer. Nous avons tout de même le temps de faire de belles photos. Ce sera, avec Bryce Canyon, l’un des plus beau fleurons de ce voyage.
Re-jeep et retour au point de départ. Nous déjeunons dans un immense restaurant du centre commercial attenant. Puis la route, de nouveau, vers Monument Valley... Deux heures plus tard nous voici aux portes de Monument Valley. Une sorte de village artisanal à l’entrée où les Navajos proposent leur talent de guide. Nous nous passons d’eux et roulons entre les immenses concrétions vues des dizaines de fois dans les westerns... A l’instar des nuages, les roches dessinent ici un chapeau de shérif, là un gant de base-ball, plus loin un lapin. C’est amusant, parfois beau mais assez peu impressionnant... La route qui traverse le "parc" nous conduit - en passant devant le "Mexican Hat" - jusqu’à Bluff où nous passerons la nuit. L’hôtel est une grande bâtisse en bois, très belle, typique de la région nous dit le guide, à l’entrée du village. Coucher de soleil comme un incendie sur les plateaux alentours. Nous dinons quelques miles plus loin, en plein air et en plein vent - pleuvra-pleuvra pas - dans un décor de ranch-saloon-western, crâne de bestiaux, éperons, santiags, lassos, à l’appui. Il ne pleuvra finalement pas.