JJ & Will sur la route...

J11 - Le parc d’Etosha

Levés à l’aube pour arpenter le parc à la fraîcheur du matin mais aussi car, pensons nous - et l’avenir nous prouvera que nous avions tort - les animaux se montrent plus volontiers à la fraîche.

Nous passons la porte ouest, Anderson Gate, vers 7h et nous rendons au camp d’Okaukuejo pour payer notre droit d’admission : 170 dollars namibiens (17€) pour deux et une voiture. À la boutique du camp nous achetons un sac de glace, de quoi faire quelques sandwiches et un plan du parc, la caissière est un véritable sketch : elle scanne les produits, mais pas tous, puis renote tout sur un livre de compte, puis refait l’addition avec une calculatrice de poche. Le tout avec les yeux plissés car elle ne doit pas y voir grand chose ! c’est incompréhensible et ça prend des heures !

Les jumelles et l’appareil photos à portée de mains, nous voilà prêts pour traquer les bêtes sauvages. Nous nous fions aux explications du guide et nous dirigeons vers un coin du parc qui pourrait nous permettre de voir des éléphants. Quelques springboks, puis un rapace tourne et se pose non loin de la route, c’est un vautour. Un chacal renifle une carcasse. Nous continuons notre exploration ravis de cette première vision. Soudain, avançant parmi les herbes jaunes et hautes une lionne ! Elle longe la route quelques dizaines de mètres puis se couche au pied d’un arbre.

Puis plus rien. Ce coin du parc semble bien désert, nous renonçons à l’explorer plus avant et faisons demi-tour, la lionne est toujours sous l’arbre ou nous l’avons laissée.

Nous entamons un autre circuit. Sur la plaine, des springboks, bien sûr, puis des zèbres, des gnous, des autruches. Lorsque nous entrons dans un espace plus arboré, apparaissent les longs cous de deux girafes qui s’éloignent de la piste. Plus tard un sous-bois où nous apercevons des koudous.

Au détour d’une piste quatre girafes, juste devant nous, immenses. Nous les suivons lentement jusqu’à ce qu’elles quittent la piste. Nous savourons ce moment magique.

Nous nous arrêtons à Olifantbad, un point d’eau presque à sec, entouré de pierres blanches et de troncs noirs pour déjeuner. Pas d’éléphants mais quelques impalas viennent se désaltérer. Nous reprenons nos recherches. Dans d’autres flaques des gnous et des zèbres s’abreuvent.

Nous pensions que les pistes seraient entretenues et de bonne qualité mais hormis la principale qui relie le parc d’est en ouest il n’en est rien. Nous scrutons les plaines herbeuses et les sous-bois pour tenter d’apercevoir des animaux et roulons lentement pour éviter les flaques et ornières, les creux et les bosses, depuis plus de cinq heures maintenant, sans compter que nous sommes debout depuis l’aurore... Nous sommes épuisés et abandonnons la partie pour aujourd’hui.
Nous nous reposons au bord de la piscine, comme la veille.

Au dîner il n’y à plus qu’un groupe d’allemands. Lorsque l’un d’eux se lève pour raconter des histoires drôles nous partons nous coucher.