JJ & Will sur la route...

Le nord

De la Côte Atlantique, battue par la mer et le vent, à la Côte Nord Caraïbe et ses plages de sable noir, en passant par la végétation luxuriante et l’humidité du centre de l’île où domine la Montagne Pelée

Sur la Côte Atlantique, peu de plages. L’océan frôle souvent la route. Peu de place pour poser une serviette. Les villes se suivent : La Trinité, Sainte Marie, Le Marigot, le Lorrain, Basse-Pointe, Grand’Rivière. Là, la route s’arrête en cul de sac. Pour rejoindre la côte Caraïbe, il faut suivre un sentier de randonnée (environ 8 heures de marche), ou revenir sur ses pas et prendre la route qui contourne la Montagne Pelée par le sud.

Nous déjeunons à Grand’Rivière chez Tante Arlette, avant d’essayer de visiter la distillerie JM à Macouba. Malheureusement en travaux. Ca ne nous empêchera pas une petite dégustation de rhum vieux. Pour redescendre sur Tartane, nous voulions emprunter une route au départ de Morne Rouge qui traverse l’intérieur de l’île. Malheureusement barrée suite à un éboulement nous ferons un détour par Fort de France.

Pour prolonger cette visite du nord de l’île, nous profitons d’une journée annoncée comme pluvieuse pour repartir dans cette direction, mais cette fois pour visiter la Côte Caraïbe, et particulièrement Saint-Pierre, l’ancienne capitale, qui fût ravagée par une "nuée ardente" lors de l’éruption de la Montagne Pelée le 6 juin 1902. Il est difficile d’imaginer comment cette ville voulait "rivaliser", comme on a lu dans les guides, avec Paris. Des bâtiments de l’époque de l’éruption, il ne reste quasiment rien. La cathédrale a été à moitié détruite, et reconstruite. De l’évêché, il ne reste plus que le jardin et les deux escaliers qui y menaient.
En bord de mer, le marché couvert et la bourse ont été complètement reconstruits.
Il pleut tellement que nous nous réfugions dans une sandwicherie pour déjeuner et pour laisser passer le grain. Nous comprenons pourquoi les caniveaux sont si profonds !