JJ & Will sur la route...

Las Vegas / Bryce Canyon

Samedi 28 juin
Las Vegas / Bryce Canyon

Si nous sommes matinaux (l’effet du décalage horaire sans doute), Vegas ne l’est pas. Nous descendons dans le "hall" de l’hôtel, les machines à sous clignotent déjà, la musique emplie déjà l’air mais les boutiques et les restaurants sont fermés excepté le Starbuck Café et un stand de crêpes... Ici le lait chaud, là le café et les muffins, pas de couteau, les cuillères feront l’affaire... Quittons cette ville improbable. J’y laisse mes baskets dont la colle n’aura pas résisté aux 40 degrés du désert. Les températures plus clémentes de la montagne nous attendent.

Les paysages que nous traversons sont encore différents, des plaines baignées de ruisseaux, des pâturages, des vaches, des chevaux, des maisons de bois aux formes étonnantes et au loin des montagnes roses : notre destination. Après le chaos de Vegas tout cela est bien reposant.
Peu avant Bryce, dans une station service en rondins de bois, un sapin de noël géant. Puis Red Canyon, une colline rouge d’où surgissent quelques pics prémices de ce que nous verrons plus haut. Le Ruby’s Inn Best Western n’est plus qu’à quelques miles. Un ensemble de bâtiments à deux étages, ressemblant à des barres de motels ; pas beaucoup de charme mais nous sommes à l’entrée du parc. Sitôt arrivés nous nous renseignons sur les horaires des navettes qui font le tour du parc ; notre pass acheté à Séquoia Park nous permet de les emprunter gratuitement, profitons-en. La prochaine part dans 20 minutes. Pas le temps de trainer.
A bord du bus où nous sommes les seuls à monter, la conductrice nous explique qu’elle est originaire d’Autriche, enclenche l’auto-radio et semble savourer avec nostalgie - malgré le son crachotant - une valses de Strauss. Senior fringuante et sympathique, elle nous explique le fonctionnement des navettes, s’intéresse à notre voyage et d’un coup stoppe son véhicule : là ! Regardez, sur la droite : une antilope couchée sous les arbres ! Elle ouvre les portes nous permettant de faire quelques clichés. L’animal à seulement 3 ou 4 mètres de nous ne semble pas avoir peur mais décide tout de même de lever le camp au bout de quelques minutes, on ne sait jamais... Plus loin elle nous refait le coup mais pour des chiens de prairie. Cette fois nos yeux ne sont pas assez aguerris, l’animal est trop petit et trop rapide. Un quart d’heure plus tard notre ranger nous dépose au (?) : le panorama qui s’étale sous nous yeux est absolument somptueux. Un immense cirque de cheminées de fée oranges - les Hoodoos - sur des kilomètres. Dans la lumière de cette fin d’après-midi c’est à couper le souffle. Nous passons là une heure à regarder ce spectacle somptueux, seul un geai de Steller viendra nous en distraire.
Nous dinons au buffet du Ruby’s Inn. Ambiance chalet, bonne bière Hoodoo. Notre serveur, à qui nous faisons remarquer qu’il ressemble étrangement à Arnaud Tsamère, nous répond qu’il ne connait que Pierre Richard !