JJ & Will sur la route...

J8 - Tadoussac

Il n’est pas bien fameux le temps à notre réveil... Il pleut ! Du coup, pas de petit déjeuner sur la terrasse. Il est servi dans la salle à manger et GianLuca nous a préparé un plat chaud.
Nous mangeons vite car nous devons attraper le bateau des baleines des 12h30 !

Il n’y a que 73 km en la Malbaie et Tadoussac. Bien que passablement vallonnée, la route et bonne et nous arrivons vers 10h30 à Baie Sainte-Catherine. Une petite dizaine de minutes d’attente pour le traversier, encore 10 minutes de traversée sous la pluie et nous voilà à Tadoussac. Nous nous arrêtons devant le premier bureau 2001 Croisières pour confirmer nos places. Rendez-vous au port un quart d’heure avant le départ.

Nous décidons de passer au gîte pour déposer la voiture. Yohanne nous accueille au "Roupillon" avec gentillesse. Par contre les chambres ne sont pas prêtes. Nous laissons donc juste la voiture dans le jardin et redescendons dans le village. Nous retrouvons notre café "La Bohème" où nous étions déjà venus il y a quatre ans et y retournons pour attendre l’heure du bateau. Un café et quelques gaufres liégeoises...

A l’heure dite nous descendons au port et embarquons sur le bateau de la compagnie "2001 Croisières". Stéphane, un Français, alsacien même, sera notre guide. Il ne pleut plus. Quelques coins de ciel bleus sont même visibles.

Nous ne sommes qu’une quinzaine sur le bateau... Tant mieux, nous pourrons aller et venir, et surtout prendre des photos à notre guise. A peine quitté le quai, nous croisons des bélugas. Ils sont tout blancs et facilement repérables dans les eaux sombres au confluent du Saint Laurent et du Saguenay. C’est une espèce qui vit dans le coin toute l’année. Espèce menacée et très protégée, nous explique Stéphane, à cause de la pollution et de rejets toxiques dans les rivières. Étant au bout de la chaîne alimentaire (ce sont des baleines à dents et non à fanons) ils récupèrent toutes les saloperies, en particulier les métaux, rejetés par les industries.

Nous poursuivons notre croisières et trouvons de nouveau assez vite des petits rorquals... D’abord deux ou trois, nous finissons par en compter au moins une quinzaine...

Le capitaine par à la recherche des rorquals communs qui ont été signalés il y a quelques jours... Jumelles aux yeux, l’ensemble de l’équipage scrute les flots à la recherche du souffle des grosses baleines... Malheureusement sans succès.

Nous retournons au port vers 15h30. Passablement affamés... Les gaufres liégeoises sont loin ! Nous déjeunons donc dans un restaurant au bord de la plage et regagnons le gîte pour récupérer nos chambres.

Nous sommes le 23 juin, veille de Saint-Jean, jour de la fête nationale québecoise. Nous avons appris ça il y a quelques jours. Ce soir, les Québecois ont droit de consommer de l’alcool dans la rue. Par contre la vente n’est toujours autorisée qu’aux commerces ayant une licence.
Toute la journée, il y a eu des festivités... Maquillage pour les enfants, distribution d’autocallants, etc. Ce soir les choses sérieuses commencent par le discours du maire, suivi d’une descente aux flambeaux, puis par le feu d’artifice et enfin par l’allumage du grand feu de la Saint-Jean.

Tout le village est là. Les touristes aussi bien sûr pour assister au feu d’artifice... Qui n’a pas vu un feu d’artifice du 14 juillet dans une petite ville, après une averse et une journée passablement humide, aura sûrement du mal à imaginer le spectacle... Passons ! Bref c’était festif ! Juste après le bouquet (?) final, le feu est allumé sur la plage, au son des chansons de Robert Charlebois, bientôt remplacé par un chansonnier local, accompagné de sa femme aux choeurs... Nous passerons sur le massacre de "Quand les hommes vivront d’amour"... Ils enchaînent les standards québecois. La foule écoute et chante... Nous restons là à chanter avec tout le monde pendant une petite heure "Si j’avais les ailes d’un ange, je partirais pour... QUEBEC".