JJ & Will sur la route...

J6 - Walvis Bay / Cape Cross

Ce matin le temps est bien gris. Nous faisons grasse mat’. Alors que nous entrons dans la salle du petit-déjeuner en saluant les personnes présentes d’un "bonjour" une dame assise à côté de la porte s’exclame avec un grand sourire : "tous les allemands sont partis, il ne reste que des français !"...

Nous découvrons que nous avons accès à un Wi-fi et en profitons pour relever nos mails et nous inquiéter de la vie en France.

Nous décidons ensuite de nous rendre au bord de la lagune de Walvis Bay où nichent des centaines d’espèces d’oiseaux, dont des flamants roses et des pélicans, ainsi qu’une petite colonie d’otaries.

Malheureusement notre véhicule, non 4x4, ne nous permet pas de dépasser les salines. Nous nous garons cependant et faisons une promenade qui nous permet d’observer des centaines de flamants le bec dans la vase, en train de chercher à manger. Nous retournons ensuite au port où nous avons l’espoir de trouver une croisière de 2 ou 3 heures qui nous mènerait à Pélican Point après déjeuner... La encore nous nous cassons le nez : les croisières n’ont lieu que le matin. Nous croisons la "Française du petit-déjeuner" et son mari qui cherchent eux aussi une croisière mais pour le lendemain. Ils n’auront pas plus de chance, tout est déjà réservé. Nous changeons alors notre fusil d’épaule et décidons de déjeuner au port - cette fois-ci nous commandons des huitres. Fort bonnes, très grasses et laiteuses - puis de partir pour Cap Cross à 70 kilomètres au nord de Swakopmund où vit une colonie de 80 000 otaries.

La route est un peu longue, très monotone, très blanche, on l’appelle la route de sel. Nous y croisons beaucoup de camions, de nombreux pêcheurs, apercevons quelques épaves de bateaux (qui font la réputation de la Skeleton Coast), de loin en loin quelques campings fermés, des chantiers, une usine d’extraction de sel... Sur le bord de la route des éventaires proposent des cristaux de sel mais personne ne les surveille, devant chaque "pierre" un prix à la craie et sur chacun des étals un petit pot pour mettre l’argent.

Lorsque nous arrivons à cape cross il est cinq heures moins vingt et le site ferme vingt minutes plus tard... Nous remplissons l’éternel formulaire d’accès (nom, adresse, numéro d’immatriculation de la voiture, d’où venez vous, où allez vous) commun a tous les sites namibiens, payons notre écot et nous dirigeons à toute vitesse vers les animaux. Si la quantité est moins impressionnante que prévu le bruit et l’odeur sont extrêmement présents. Les petits émettent des sortes de bêlements et les adultes des grognements et des rugissements assez terrifiants. Les femelles attaquent pour protéger leurs petits dont certains gisent inanimés sur les rochers, en partie dépecés, les mâles pour protéger leur territoire. Tout cela est très violent et nous repartons un peu nauséeux.

Nous dinons à Swakopmund au bout de la Jetty, au restaurant "Jetty 1905". Nous sommes placés au centre de la salle et ne pouvons voir la mer mais nous pouvons sentir les plus grosses vagues faire vibrer les piliers. Nous reprenons des huîtres, gratinées cette fois : un délice !