JJ & Will sur la route...

J6 Tadoussac / Matane

La brume ne s’est pas levée bien au contraire…
En route pour Forestville et la traversée du Saint-Laurent.
Nous passons aux Escoumins, petit village de pêcheurs créé par des Basques, et qui offre une vue splendide sur le Saint-Laurent selon le guide. C’est sans doute vrai mais il y a… la brume. Tant pis.
Décidons d’aller directement à Forestville.

Nous arrivons au traversier avec presque 2h d’avance. Une fois l’embarcadère repéré nous rebroussons chemin pour prendre un café au soleil ! La brume s’est un peu dissipée. Quand nous demandons à la serveuse ce qu’on peut manger de rapide, elle nous propose une soupe. Tant pis ! A 11h30, accompagnée d’un café, la soupe ne nous tente pas. Nous mangerons sur le bateau.
Il est temps de se présenter pour l’embarquement.

On avait bien remarqué le matin qu’un pneu arrière de la voiture avait l’air un peu dégonflé, une personne qui fait la queue derrière nous nous le signale également. Faudra qu’on lui donne de l’air une fois de l’autre côté ! Les voitures entrent par ordre de taille et chaque emplacement est prévu au centimètre près.
Au dîner : un sous-marin libanais – C’est quoi un libanais ? – C’est quelqu’un qui n’a pas beaucoup de chance en ce moment, nous répond le stewart !

La traversée est rapide et tranquille. Pas de mammifère marin à l’horizon. Vu le bruit que fait le bateau on s’en serait douté.
Etonnant : le soleil est très présent au dessus de nos têtes par contre la brume à la surface de l’eau est impressionnante. Nous ne distinguons absolument pas les côtes et le bateau avance à coup de corne de brume
A peine débarqué à Rimouski nous fonçons chez PetroCanada. Le pneu arrière gauche est bien à plat ; on espère qu’un coup de gonflage suffira… Ca a l’air de tenir. On verra après un peu de route.

Pause café à Pont Saint-Père au soleil devant le phare. A l’abri du vent il fait très bon. Nous enlevons les pulls pour la première fois depuis Alma. Tarte au sucre excellente, café « régulier » !
On repart en direction de Matane. Sur la route il y a les jardins de Métis. Pas évident qu’on y soit à temps. En fonction des guides la fermeture est à 17h30 ou 20h. En fait c’est à 20h on a largement le temps. C’est une enfilade de jardins à l’anglaise fleuris, créés à la demande d’une riche anglaise, avec toutes sortes de plantes qui fleurissent grâce à la douceur du climat local. La fierté du jardin est le pavot bleu. Manque de chance, celui ci fleurit en juin. Nous voyons des rosiers, des superbes hortensias, des capucines géantes, des dahlias entre autres… Ce fut une belle balade d’une heure entre ombre et soleil. Encore une soixantaine de kilomètres jusqu’à Matane et nous arrivons à notre hôtel, 250 avenue du Phare-Est, c’est à dire quasi en centre ville ! Et au bord de la mer ! Nous avons d’ailleurs une grande chambre avec accès direct à la mer. Vu la température (autour de 12°) on n’en profitera pas. Nous nous battons une nouvelle fois pour obtenir une connexion WiFi, sans succès. Tans pis pour l’Internet !

Nous prenons une bière au bar de l’hôtel et nous dînons d’une pièce de bœuf au coulis de chèvre et d’un médaillon de porc. Le serveur oublie de nous facturer la bouteille de vin… Il a un bon pourboire mais ça restera un souper bon marché !