JJ & Will sur la route...

J5 La Baie / Tadoussac

Départ à 11h après une paire de crêpes au sirop d’érable, direction Tadoussac et les baleines !
Nous avons le choix entre la rive nord du Saguenay et le village de Sainte Rose (l’un des plus beau de la région d’après le guide) ou la rive sud et le parc du Saguenay. Nous choisissons la rive sud ce qui nous évite de revenir sur nos pas.
La route bordée de sapins et de lac commence à devenir un grand classique du genre, ainsi que les « attention les caribous ne sont pas toujours sur les panneaux ».
Arrêt à l’anse de la Trinité. Payons 7 dollars pour accéder au parc du Saguenay à Marjorie Tremblay déguisée en garde forestier. La pluie s’arrête le temps de notre ballade de 10mn au bord du fjord à marée basse.

Nous repartons vers Saint Siméon afin d’y déjeuner avant de prendre le bac qui nous conduira à Tadoussac.
Saint Siméon se réduit à 3 maisons, un port et une aire de pique-nique mais aucun restaurant en vue. Nous continuons donc jusqu’à la baie Sainte Catherine. La route nous conduit directement au traversier. 10mn de traversée dans la brume plus tard nous sommes sur l’autre rive devant l’hôtel Georges qui est en fait un motel.

Nous prenons notre chambre… belle grande chambre pas luxueuse mais très correcte. Nous nous informons d’un endroit où déjeuner à 14h30, ce sera au bistro « la Bohème », et achetons des billets à l’hôtel (5 $ moins cher) pour la croisière de 15h45.
Nous filons donc au café, déjeunons vite fait d’un sandwich et d’une gaufre farcie (poulet mexicaine !) Dommage le vite fait car ce café est de loin le plus douillet qu’on ait vu depuis le début du voyage, on s’y serait bien attardé plus qu’une demi heure. Mais le bateau nous attend. Nous allons vite vers le port. Le temps est franchement maussade, brumeux, pas de soleil. Verra-t-on des cétacés ?

Nous embarquons sur un petit catamaran à deux niveaux. Les rares places à l’air libre sont humides de la dernière averse, sauf deux que nous nous octroyons. Une brève escale à la baie Ste Catherine pour charger d’autres passagers et nous partons vers le large.

Une guide naturaliste nous explique comment reconnaître le rorqual commun du bélouga et de la baleine bleue. Facile quand la brume entoure le bateau. Ca va déjà être hyper commode d’apercevoir un aileron, alors après savoir à qui il est, je te demande un peu !
Cependant après environ 30 mn de traversée, on voit le capitaine scruter ses écrans radar/sonar, la naturaliste suspendue à ses jumelles, qui bientôt nous annonce : « un phoque à midi » Tout le monde se précipite pour apercevoir une petite tête qui dépasse hors de l’eau. Petite déception, vite oubliée car après les annonces s’enchaînent : « un rorqual commun à trois heures, un bélouga à 6 heures, un « milky way à 4 heures » Bref, la brume par moment s’estompe, et nous avons le loisir de voir nettement une cinquantaine de baleines venir respirer en surface, autant, voire même plus, de phoques. Nous passons près d’une heure suspendus aux appareils photos, aux annonces de la naturaliste, l’œil aux aguets à scruter le Saint-Laurent et à passer à de babord à tribord, de la poupe à la proue.

C’est un peu transis mais ravis que nous nous jetons dans la navette qui nous ramène à l’hôtel.
Après un bon bain chaud nous décidons de dîner sur place : quelques plats nous ont attiré l’œil. Assiette de charcuterie du Charlevoix, pavé de saumon, demi homard, le tout accompagné du Chardonnay de l’Ontario que nous avions goûté à Sacacomie. Encore un très bon repas… Et un gros dodo.