JJ & Will sur la route...

J1 - Athina / Olympion

Passer de 18 à 38°C. en 3h ça fait un choc !... Avec l’été pourri qu’on a eu en France, on n’a pas beaucoup eu l’occasion de se préparer aux grosses chaleurs...
Alors nous voilà, à la sortie du métro Omonia, commençant à dégouliner, avec 5 heures de sommeil, trois heures d’avion et 1 heure de métro, à la recherche du Fresh Hotel – le bien nommé ? Esperons.

A la sortie de l’aéroport flambant neuf, les rames de métro climatisées, les voix des sirènes annoncent les stations, les athéniens téléphonent mobiles et se baladent mp3, Athènes se montre jeune et rutilante.
Rue Athinas, au milieu de la foule, de la chaleur, des odeurs d’épices et des marchands d’oiseaux, Athènes s’orientalise.

Fresh Hotel, hotel « design » à le reception toute rose. La chambre n’est pas prête : revenez dans une demi-heure.
Nous partons déjeuner. Cherchons un peu d’ombre, un peu de calme. Un extraordinaire gyros dans une rue piétonne : odos Aiolou. En face une eglise paraît rouillée.
Repus, mais toujours accablés de chaleur nous retournons prendre posséssion de la chambre histoire d’y faire une petite sieste. Clim’ à 25°C.
16h. Retour parmi les vivants. La température n’a pas baissé.
Nous descendons la rue Athinas jusqu’à Monasteraki et faisons un peu de lèche vitrine sur Ermou histoire de découvrir la tendance vestimentaire chez les Hellènes. Les soldes ne sont pas encore terminées. Arrivés à la Place Syndagma, nous allons jusqu’au jardin national (Ethnike Kiros) à la recheche d’un peu de fraîcheur. Un petit quart d’heure sur un banc à l’ombre des gros arbres : enfin un peu de douceur !
Nous traversons le jardin jusqu’au temple de Zeus et au portique d’Hadrien. Quelques colonnes restent encore debout, une est couchée, les autres ont disparu. L’endroit est grand, sans beaucoup d’ombre. Trois tourniquets automatiques arrosent un pauvre carré de pelouse miteuse. Le soleil commence à baisser, il est 18 heures... Quelques touristes visitent le site mais la chaleur a du en confiner beaucoup sous la clim’ de leur chambre d’hôtel. Nous continuons jusqu’au stade olympique, le premier des jeux de l’ère moderne (1896). Des stèles à la gloire des Présidents du comité olympique, une piste en goudron noir contraste avec la blancheur des gradins, le tout éclairé par un soleil de plus en plus rasant. A l’entrée du stade, des oliviers annoncent une récolte prochaine .

Il est bientôt 19 heures, nous décidons de remonter à l’hôtel. Nous retraversons le jardin national, hésitons sur la sortie à choisir et tombons finalement sur trois gardes nationaux en costume traditionnel qui vont relever ceux postés devant la tombe du soldat inconnu. Nous les suivons quelques centaines de mètres, prenons les photos d’usage... Ceux qui partent sont trempés de sueur. Combien de temps sont ils restés immobiles à l’ombre d’un petit auvent par une température de 38° au moins ?
Nous avons la flemme de retourner à pied à l’hôtel et nous engouffrons dans le métro à Syndagma. Deux stations. Une bonne douche bien fraîche. Une heure au frais et nous repartons dîner dans les Plaka. Le restaurant que nous choisissons ne casse pas les briques mais il a l’avantage d’être loin des voitures et du bruit. Salade grecque, souvlaki et beef burger. Nous passons le dîner à délirer sur nos voisins de la table d’à côté. Une femme d’une cinquantaine d’année, française, que nous appelons Mireille Mironton, accompagnée d’une femme plus jeune (la trentaine ?) et de deux ados, fille et garçon. Nous imaginons qu’elle est prof de Grec ancien au lycée Demis Roussos de Jouy en Josas. Elle est là pour un congrès, mais son mari n’a pas pu venir, en fait c’est sa belle soeur qui l’accompagne...
Retour à l’hôtel pour un gros dodo réparateur !