JJ & Will sur la route...

Furnace Creek / Las Vegas

Vendredi 27 juin
Furnace Creek / Las Vegas

Furnace Creek est une oasis au milieu du désert rocailleux de la Death Valley, de grandes pelouses entourent la piscine. Entre les bâtiments un musée à ciel ouvert : une locomotive, des diligences... Quelques photos, puis le petit-déj. : assiette de fruits frais, yaourt céréales et fruits, pancakes, jus de fruit, café (pour moi), thé (pour Doune) et lait chaud (pour Corbier)... c’est beaucoup. Le serveur porte un prénom improbable, Demetrius...

Nous sommes relativement près de Las Vegas et décidons de nous attarder un peu dans les environs avant de nous y rendre. Direction Badwater, l’immense lac salé asséché, pour commencer, sans doute l’un des points les plus bas de la planète mais aussi l’un des plus chauds. Une immense étendue blanche sur laquelle on ne peut guère avancer plus de 50 mètres à pied tellement il fait chaud. Certains guides disent que l’on peut y faire cuire des œufs à même le sol, certains crétins essaient et leurs déchets de coquilles ponctuent l’immensité blanche. Nouvelle halte à Devil´s Golf Course, où nous pensons voir le lac sous un autre angle mais c’est une piste qui s’avance vers le lac, nous doutons de notre Ford et abandonnons l’idée. Le troisième arrêt sera pour marcher dans Golden Canyon sous une chaleur accablante.
Retour à Stovepipe Wells pour déjeuner. Nous en profitons pour nous arrêter aux dunes, aperçues la veille. Impressionnante bande de sable cernée de roches et de cailloux. Stovepipe Wells - tuyau de pipe d’après Google trad. - joue la carte western à fond et nous déjeunons au saloon climatisé après une nouvelle visite au "General Store"...
De Stovepipe, où nous nous trouvons le plus simple pour rallier Las Vegas est de passer par Beaty. Afin de ne pas faire d’erreur sur la route à prendre j’en demande la direction. Nous prenons un bon départ mais manquons une bifurcation, Doune aura tout de même remarqué un panneau direction Beaty, nous faisons demi-tour. Cette fois nous sommes sur la bonne route.
Arrivée à Las Vegas. Le contraste avec les paysages désertiques que nous venons de quitter est saisissant. L’inverse de la chanson de Nougaro "Y avait une ville et y a plus rien"... Peu d’immeubles et encore moins de gratte-ciels, des murs beiges, une ville poussiéreuse, un peu triste, accablée de chaleur, ça ne respire pas la joie de vivre ni le luxe mais ressemble à une banlieue un peu sordide. Notre hôtel est bien évidement sur le strip, cette immense avenue qui concentre tout ce que l’on connaît de Vegas : les hôtels, les boutiques, le jeu, les bars, le sexe, la démesure... Pas très difficile à trouver, les hôtels se repèrent de loin.
Sur Main Street nous nous arrêtons dans un magasin d’antiquités, une vrai caverne d’Ali Baba pour qui aime les objets des années 30 à 60 : des meubles phono de toute beauté, une immense collection de téléphones en bakélite, des chemises hawaïennes, des disques en cire, des vinyles... Et univers du jeu oblige des montagnes de jetons de casino.
Passés les hôtels les plus célèbres (Bellagio, Caesar Palace, Venezian, Paris) le New York New York et sa statue de la liberté. Parking. Ascenseur. Escalators. Le lobby est gigantesque et fait office de casino. Des boutiques, des restaurants et des bars par dizaines, des bandits manchots par centaines. Ambiance tamisée mais ça clignote, ça sonne, ça tinte dans tous les sens, la musique se superpose, des rires, un brouhaha continuel, c’est plus épuisant que la chaleur de la Death Valley. Il y a la queue à la réception. On a bien fait d’arriver de bonne heure. La demoiselle essaye de me refourguer des chambres avec jacuzzi ; on a bien fait de réserver à l’avance d’autant que les chambres standard sont très belles.
Dîner au restaurant italien, vaguement stylé, beaucoup de mal à comprendre ce que dit le serveur. A la fin du repas une scène étrange : sur l’addition une bière notée en double et deux prix différents. Nous le signalons à la serveuse. Elle semble perplexe et part avec l’addition sans explication. Nous attendons son retour et celui de la note corrigée ou expliquée. Rien. Quelques minutes ont passées et nous voyons la serveuse faire son office sans plus s’occuper de nous. Le patron vient à passer nous lui expliquons la situation, il s’excuse platement et nous ramène la même addition et nous explique tout simplement qu’il s’agit d’un supplément parce que nous avons commandé une pinte... Tout ça pour ça !
Après dîner une petite balade sur le Strip s’impose : c’est la nuit que Las Vegas vit ! Le boulevard est autant éclairé que l’intérieur de l’hôtel, des tubes des années 80 sont diffusés via des haut-parleurs, la seule chose qui permet de différencier l’intérieur de l’extérieur c’est la température. Nous nous joignons au flot ininterrompu de touristes, à contre-courant de celui des voitures... Cette ville est définitivement étrange : il n’est pas possible de traverser le boulevard aux carrefours, il faut trouver les escalators et les ponts qui enjambent la chaussée. Nous faisons quelques photos mais se promener dans ces conditions n’est vraiment pas une partie de plaisir... Retour à l’hôtel où il nous reste une chose à accomplir : jouer ! N’importe quelle machine fera l’affaire, nous n’y connaissons rien et il y en a des dizaines... Au milieu des tables de roulette et de black Jack une demoiselle à moitié nue, danse avec un ennui profond sur le visage... Je joue 1$, je perds, décidément Vegas ne m’aura pas apporté grand chose !...