JJ & Will sur la route...

De la Galerie des Offices au Palazzo Pitti

Réveil matinal... C’est dimanche et les cloches des églises environnantes se sont déchaînées ce matin... Ca tombe bien, nous voulions visiter la Galerie des Offices et mieux vaut y arriver de bonne heure... On n’a guère le choix car elle est fermée le lundi. Le petit déjeuner envoyé (vu sa pauvreté, il n’y a pas de raison de s’y attarder), nous revoilà repartis vers la piazza de della Signoria.

Avec notre carte magique, nous ne patientons que quelques minutes avant d’entrer... La visite commence par le deuxième étage. Sachant qu’il y a quatre volées de 25-30 marches par étage, nous grimpons allègrement pas loin de 8 étages à pied avant de commencer la visite ! Vive la hauteur sous plafond !

Comme dit le Guide Bleu : "la visite, portée par le souffle de Michel-Ange, de Raphaël, de Botticelli et de tant d’autres, s’apparente à une promenade sur les chemins de l’émotion". Bref gare au syndrome de Stendhal !

Le parcours est organisé plus ou moins chronologiquement. 1300, 1400... Partout la Vierge est habillée en bleu... l’Enfant est vêtu de rose au début, puis il est nu par la suite. On ne compte plus les fois où le thème de la toile est l’Annonciation, l’Adoration des Mages, la Crucifixion ou la Mise au Tombeau...

Le Renaissance arrive et avec elle on commence à sortir du tout religieux, pour retrouver des scènes de l’Antiquité et des allégories, comme la Naissance de Vénus ou le Printemps de Botticelli.

Dans le deuxième corridor, beaucoup de salles sont fermées. Celles restées ouvertes présentent des œuvres de Michel-Ange (La Madone au long cou), Raphaël, du Titien (La Vénus d’Urbino), ou encore de Véronèse.

Tout ce deuxième étage est dans une muséographie un peu trop classique à notre goût. Dommage... Beaucoup trop de chefs d’œuvres uniformément mis en valeur. On ne sait plus trop quoi regarder et on frôle l’indigestion.

Le premier étage est en cours de réorganisation. On sent là que quelque chose de plus actuel dans l’organisation de la visite est à l’étude ! Nous y admirons entre autres la Gorgone Méduse du Caravage.

L’heure du déjeuner approche. Nous quittons le musée et tombons sur une petite boutique qui vend des verres des vins et des sandwiches qui attirent l’œil. Trois petites tables sur le trottoir à l’ombre... Nous commandons nos sandwiches prosciuto crudo / crème d’artichaut et deux bouteilles de Moretti. C’était tout calme lors de notre arrivée et visiblement cet endroit est très connu car peu de temps après une file se forme. Une poivrote locale à grands renforts de "permesso" se faufile jusqu’au comptoir pour se servir un verre de pinard... Deux jeunes Français passeront leurs 20 minutes de queue à se demander ce qu’ils allaient prendre comme sandwich (pomodoro c’est de la tomate non ? oui mais alors la sauce, je sais pas à quoi elle est... Ca veut dire quoi, ça tu penses ? Ah ? Tu ne sais pas ? Bon je vais leur demander ce que c’est alors.... A moins que je prenne plutôt celui là... 20 minutes on vous dit, à penser à voix haute ! Montre en main !)

Retour à l’hôtel pour une sieste réparatrice et la fraîcheur de notre ventilateur, puis nous décidons d’aller outre Arno, en direction du Palazzo Pitti et ses multiples musées. Pour ce faire nous empruntons le Ponte Vecchio, encore couvert de ses petites boutiques à gauche et à droite. C’est comme le Rialto à Venise... Avec encore plus de monde dessus !

Chargement en cours...
image 1 du panorama image 2 du panorama

Un peu d’histoire : A l’origine c’étaient des bouchers qui occupaient les boutiques sur le Pont Vieux, et qui jetaient dans l’Arno leurs cochonneries (Il paraitrait d’ailleurs que c’est à l’origine du nom de la ville : Flots rances). Indisposé par l’odeur, Cosme 1er de Médicis décréta que les bouchers devaient déménager et que seuls des bijoutiers seraient autorisés à y tenir commerce.

Le Palais Pitti a été construit par un certain Luca Pitti mais racheté en 1549 par Cosme 1er, dixit le Guide Bleu. Il aura servi de résidence jusqu’en 1919 aux familles Médicis, Lorraine et Savoie... Pensez donc qu’à 90 ans près Clotilde Courau aurait pu y habiter !

La visite du musée est assez agréable. Dans la mesure où l’ensemble des oeuvres ont été collectées au fur et à mesure des siècles, c’est assez varié. Bien sûr, on retrouve des toiles de la Renaissance et les sempiternelles représentation de l’Annonciation mais aussi des représentations des familles sus-citées et de leurs proches. Des portraits de Catherine de Médicis sont présents, également des portraits de son beau père François 1er et de son gendre Henri IV. On croisera même à la fin de notre visite une statue de Victor Hugo assis dans son fauteuil. Le tout dans des pièces pas mal chargées de fresques, de stucs et de dorures.

En sortant du musée, nous n’avons plus le courage d’aller aux Jardins de Boboli, pourtant contigus. Nous partons le long de l’Arno à la recherche d’un café où se désaltérer... Mais il n’y a pas de café au bord de l’Arno.

Chargement en cours...
image 1 du panorama image 2 du panorama

Nous le retraversons par le Ponte Santa Trinita et remontons la Via Tornabuoni (un peu l’Avenue Montaigne de Florence) jusqu’au Palazzo Strozzi. Dommage ! C’est le dernier jour d’une exposition sur la peinture américaine et Florence. Et il est 18h30 ! Nous trouvons une petite terrasse pour prendre une bière et remontons à l’hôtel.

En redescendant dîner, on se rend compte que pas mal de restaurants sont fermés le dimanche soir. Nous retournons au pied de l’hôtel où nous savons que le restaurant est ouvert : le Robiglio. Vaguement chic... Mais le repas n’est pas à la hauteur.

Nous terminons cette journée par une balade sur la place du Duomo de nuit.